no title_poem

Ici, vous l'aurez deviné, ce poème n'est pas de moi... mais de Rimbaud. C'est un poème que j'aime beaucoup, et suite à une comparaison dans un commentaire par quelqu'un, j'ai eu envie de le mettre sur ce blog... =)

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Et donc l'auteur : Arthur Rimbaud

# Posté le jeudi 22 mai 2008 15:18

no title_nouvelle

no title_nouvelle
'You lose'.
Frappant la main sur la table, elle repousse brutalement la souris. Se relève en faisant racler les pieds de la chaise avec bruit, et part. Ses talons toquent sèchement sur le sol dur, sortant quelques joueurs de leur concentration. Ils la regardent d'un air absent, ou étonné, quand il leur reste encore un peu de vie. La porte battant derrière, elle se retrouve dans la rue.
C'est l'été. L'été. L'été ça l'horripile. Elle ne supporte pas ce ciel bleu, uniformément bleu, désespérément...bleu ! Toute cette lumière l'immobilise et la révèle, dans toute sa honte, tous ses malheurs. Elle craque. Lâche le masque.
Sans mot dire, elle se laisse tomber, assise par terre devant la salle de jeux. De grosses larmes amères roulent sur ses joues, faisant couler le maquillage. Elle doit certainement ressembler à un panda, mais elle s'en fiche. Levant la tête, elle regarde le ciel, encore, toujours, de plus en plus bleu, augmentant sensiblement son désespoir.
Les passants l'observent curieusement, un peu dégoûtés mais en même temps attirés comme par une bête sauvage, puis se détournent. La tristesse ça va bien cinq minutes. Ils ne la connaissent pas, ils ne veulent pas la connaître. Pourquoi pleure-t-elle ? Ca leur est complètement égal. Elle n'existe pas. Ou plutôt, elle est trop dérangeante, alors ils l'oublient.
Pleurant toujours, mais comme absente, elle ne remarque pas tout de suite qu'une silhouette lui cache ce ciel atroce. Il y a quelqu'un qui s'est arrêté devant elle, quelqu'un qui attend, quelqu'un qui l'a vue.
Elle lève la tête. C'est un homme. Elle n'en sait pas plus. Pas d'âge, pas de nom, elle ne sait même pas à quoi il ressemble, mais elle s'en moque.
Il lui tend un mouchoir, puis la main. Saisissant le bout de tissu, elle le regarde avec l'air ahuri des petits enfants, sans comprendre. Il lui prend alors le poignet, la relève et l'entraîne.
Flash. Elle est assise devant un café, à l'intérieur. Comment elle est arrivée là, elle n'en sait rien. Où elle est, non plus. Elle entend l'homme s'activer à côté, se sent curieusement apaisée. Alors elle prend la tasse à deux mains et la boit, que faire de plus ? Elle finit par s'endormir.
Quelques heures après, c'est le réveil. Elle est allongée sur un canapé, et elle a chaud, très chaud. Elle se relève et repousse la couverture, qui tombe au sol, avec elle un morceau de papier. Un petit mot. « Le petit déjeuner est prêt dans la cuisine. Glissez la clé sous le paillasson. »
Pensive, elle s'approche de la fenêtre. Le ciel est gris, il va bientôt pleuvoir. Elle sourit, mange ce qu'il y a sur la table, et fait la vaisselle.
Puis, tout doucement, comme une petite souris, elle sort, tourne la clé dans la serrure, et la cache sous le paillasson, comme demandé. Tournant les talons, elle part. Si l'autre rentre ce soir, il trouvera une réponse au billet. Un simple mot.
Quand elle marche dans la rue, dansant sous les gouttes de pluie, c'est le sourire aux lèvres.

Bah voilà une nouvelle, sans titre qui sort du n'importe quoi généralisé de 1h du matin... bref voilà voilà....

# Posté le vendredi 23 mai 2008 15:14

le retour de la musique

le retour de la musique
Une, deux, trois petites notes
Puis toute la gamme qui se pointe...
Souffle, souffle les jolis mots !
Et je monte dans les aigus
Redescends doucement sur un grave
Grimpe, mon corps et ma tête suivent,
Et mon coeur vole à nouveau.
Magie des doigts qui volent,
Les yeux qui se ferment,
Juste une toute petite larme
Qui roule, roule et dégringole.
Cascade de sons.
Qu'il a été dur de vivre sans musique...
Juste un tout petit morceau sifflé
Une miette de note pure
Frêles rayons d'un soleil pâle.
Donnez-moi deux-trois bouts de musique
Que je recolle les morceaux de mon coeur...

Mood: Si seulement je pouvais toujours être en train de jouer...
Song :The Do_Song for Lovers

# Posté le vendredi 06 juin 2008 03:02

Modifié le vendredi 06 juin 2008 03:16

fatigue...

fatigue...
Ne pas dire que j'en ai marre, ne pas dire que je m'en fous de tout en ce moment, ne pas dire que si te donner un sourire est ce que je fais de mieux, moi en attendant je perds le mien, ne pas dire que poupée de chiffon c'est un euphémisme, ne pas dire que parfois je n'ai plus envie de répondre, plus envie de donner, ne pas dire que si je carbure maintenant, c'est à la fatigue, ne pas dire que mes pleurnicheries continuelles pour des bêtises n'ont aucun sens et qu'elles sont là pour cacher le reste...
Fatiguée...
Je ne dis plus rien, je déprime à nouveau pour des bêtises, je me cache comme un enfant. Trop de fatigue m'a achevée, et plongée dans une situation trop compliquée je perds patience, je lâche mes prises, et je cache ma tête sous l'oreiller pour pleurer. Je me donnerais des baffes...
Mais je suis trop fatiguée.

# Posté le mercredi 11 juin 2008 05:00

petite fille

petite fille
C'est une enfant étrange
Qui vivait dans un rêve
Mais quand le vent se lève
Disparaît la poussière de l'ange.

Quand le rêve s'est brisé
La poupée s'est cassée
Et l'étoile envolée
Dans une eau froide elle est tombée.

Il a fallu du temps
Des mille et même des cents,
Dis simplement un an,
Pour trouver un chemin vivant.

C'est juste une petite fille
Endormie souriante
Sa peluche dans les bras
Le soleil à nouveau brille

# Posté le dimanche 15 juin 2008 05:29